Le lin et les métiers de nos ancêtres

Souvent, les généalogistes découvrent un jour que leurs ancêtres avaient un métier lié au lin. En effet, le lin occupait une place importante dans de nombreuses régions et était à la base de nombreuses activités manuelles.

Des métiers féminins à la campagne comme à la ville

Un des métiers les plus connus était celui des fileuses qui à partir de la fibre obtenaient un fil par torsion. Nous connaissons bien ces images du début du 20ème siècle où l’on voit les fileuses avec leur rouet et leur quenouille. C’était une occupation très répandue, à la campagne comme dans les bourgs.
D’autres généalogistes apprennent qu’ils descendent d’une dentellière, d’une gantière, d’une brodeuse, d’une couturière, d’une blanchisseuse, d’une repasseuse. Ces métiers féminins s’exerçaient surtout en ville où les citadines recherchaient des vêtements raffinés qui attiraient l’attention.

Des métiers d’appoint dans les villages

Les fileuses, les tisserands, les cordiers étaient nombreux dans les campagnes. Il pouvait s’agir de métiers d’appoint au travail de la terre, en particulier pendant la mauvaise saison.
Dans beaucoup de villages, le tailleur d’habit était sollicité pour les costumes d’hommes. Il se déplaçait également pour la préparation des mariages.

Des métiers liés à la production du lin et des fibres

Nos ancêtres étaient souvent des travailleurs de la terre. Aussi pouvons-nous découvrir des ancêtres qui participaient à la production du lin : le faucheur de lin, l’empercheur, manouvrier qui faisait sécher le lin sur des perches, l’écangueur ou écoucheur de lin qui à l’aide d’un outil broyait les tiges de lin pour en séparer les fibres textiles.

Des métiers liés au travail de la toile

Si certains de nos ancêtres sont du Nord de la France, nous pouvons avoir la chance d’avoir un ancêtre « mulquinier », en particulier aux 17ème et 18ème siècles. Le mulquinier était un artisan qui fabriquait des étoffes de lin. Ce nom de métier vient de l’étoffe précieuse de toile fine, genre mousseline, que l’on nommait mollequin, et destinée autrefois aux habits.
Au temps de nos ancêtres, ces toiles fines étaient désignées sous le nom de batistes et fabriquées essentiellement dans le Nord mais également dans l’Aisne et le Pas-de-Calais.

Pourquoi ces toiles fines ou toilettes s’appellent-elles batistes ? C’est semble-t-il le nom du premier tisseur prénommé Baptiste qui créa près de Cambrai cette qualité de toile vers 1300.
Progressivement, la filature du lin atteint des niveaux de perfection tels que 250 kms de fils donnaient une toile de 500 grammes !

Cette qualité fit la prospérité de toute une région pendant des siècles. Ainsi, nous redécouvrons aujourd’hui que les métiers du lin ont été pour nos ancêtres une activité importante « au fil » des générations, à la campagne comme à la ville.

Bonnes recherches !

acte de déclaration de naissance de François Joseph Herbain le 25 février 1793 à Saint-Vaast-en-Cambrésis (Nord). Les deux témoins, Nicolas Legeuil, 28 ans, et Philippe Legeuil, 68 ans, sont tous deux mulquiniers
acte de déclaration de naissance de François Joseph Herbain le 25 février 1793 à Saint-Vaast-en-Cambrésis (Nord). Les deux témoins, Nicolas Legeuil, 28 ans, et Philippe Legeuil, 68 ans, sont tous deux mulquinierssource Archives départementales du Nord
La fileuse et son rouet en Auvergne
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La fileuse de Millet
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