Le lin dans l’éolien

Aujourd’hui, de grands parcs éoliens s’installent dans nos paysages terrestres et maritimes.

Ils utilisent les réseaux de transport et de distribution actuels d’électricité.

Mais si on se donnait la possibilité de faire de l’électricité avec des éoliennes « maison » ?

C’est un projet que nous a décrit avec enthousiasme Quentin Dubrulle, fondateur de la société Unéole, spécialisée dans des éoliennes avec un matériau composite avec fibres de lin.

 

Pourquoi ce projet d’éoliennes domestiques ?

« Un jour, la révolution énergétique s’imposera. En ville, sur les toits, nous avons des millions de m2 à équiper. Nous sommes encore dans une phase expérimentale, mais nous voulons être prêt au moment voulu».

C’est vrai que ces éoliennes ont de quoi séduire : pas de fondations, pas de mâts, pas de lignes électriques. Un mix « éoliennes – panneaux voltaïques » ne consomme pas de béton, pas de terres agricoles et utilise les constructions existantes.

 

Quel est l’intérêt de la fibre de lin ?

 « Pour nos éoliennes, nous avons de grandes ambitions : créer un système de production d’énergie qui ne produit pas de CO2.Tout de suite, le choix du lin s’est imposé pour la fabrication des pales. Le lin est une culture écologique et locale.

Sur le plan technique, le lin est léger, il offre une bonne résistance et résiste aux vibrations.

Les fibres de lin sont associées à une résine dont nous testons et améliorons en permanence les qualités ».

 

Des éoliennes pour les collectivités et les particuliers

Les éoliennes conçues par Unéole sont de deux types. La plus grande (3m x 2m) est destinée en priorité aux équipements collectifs : bâtiments, logements sociaux, universités… et la seconde, plus petite (1,5m x 1m) aux particuliers.

Elles sont de forme hélicoïdale, sans mât, et peuvent tirer profit de vents irréguliers.

 

 Des coûts maîtrisés et une maintenance simplifiée

Quentin Dubrulle précise : « Nous recherchons également des coûts les moins élevés possibles, en utilisant au maximum des pièces de grande diffusion.

Ce type d’éolienne aura un grand intérêt pour des pays qui n’ont pas encore de grandes infrastructures, car avec des pièces classiques, la maintenance sera possible partout ».

 

A quand les premières éoliennes ?

« Pour les homologations, pas de problème, nous travaillons depuis le début dans le cadre des normes. Nous pensons que 2018 sera la première année de lancement et nous disposons déjà d’un important réseau de soutien ».

Photo Unéole