Le lin, un exemple de bioéconomie

Pour s’affranchir de notre dépendance aux ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon…) et lutter contre le dérèglement climatique, la bioéconomie est largement évoquée. De quoi s’agit-il ?

En voici la définition qui figure en introduction de la Stratégie bioéconomie pour la France – Plan d’actions 2018-2020 :
« La bioéconomie englobe l’ensemble des activités liées à la production, à l’utilisation et à la transformation des bioressources. Ces activités sont destinées à répondre de façon durable aux besoins alimentaires et à une partie des besoins en matériaux et en énergie des sociétés, tout en préservant les ressources naturelles et en garantissant la production de services environnementaux de bonne qualité ».

 

L'énergie solaire et la photosynthèse travaillent pour nous

Pour résumer, la bioéconomie est l’économie issue de la photosynthèse et de l’énergie solaire. Elle couvre des secteurs très variés : agriculture, forêts, filières alimentaires et du bois, énergie à partir de biomasse, production de matériaux et de molécules, valorisation des biodéchets…


La bioéconomie utilise de la ressource renouvelable, productive et pérenne

On peut considérer que la bioéconomie était le quotidien de nos ancêtres qui utilisaient les ressources naturelles renouvelables. Mais le développement considérable de la démographie et des besoins liés aux modes de vie actuels implique pour la bioéconomie qui se met en place de nouvelles ambitions. Elle doit être efficiente, productive de façon pérenne, tournée vers les citoyens, ancrée dans les territoires, contribuer à de nouveaux développements économiques et créer des emplois.

Enfin, pour répondre à la diversité des besoins humains, la bioéconomie doit pouvoir s’appuyer sur des solutions innovantes et performantes. 


La filière lin : de multiples perspectives

Le lin textile a toujours eu pour débouchés… les textiles ! 
Mais depuis plus de dix ans, les chercheurs et professionnels cherchent à valoriser les coproduits du lin par de nouveaux débouchés : la production d’énergie (chaudières et réseaux de chaleur avec les anas de lin), les équipements sportifs (raquettes de tennis, de squash, planches de surf, skis, selles d’équitation, casques de VTT…), les matériaux de construction et d’isolation, les matériaux composites pour les transports…

Dans tous ces domaines de bioéconomie, les travaux de recherche se multiplient. Il ne s’agit pas de trouver simplement des substituts au pétrole. Les projets liés aux fibres végétales doivent permettre de nouvelles fonctionnalités liées à leurs caractéristiques : résistance, flexibilité, légèreté…

Ainsi, les produits comme le lin offrent des opportunités permettant d’améliorer encore les qualités et performances des produits qui en sont issus.