Du lin pour des œuvres durables

Les artistes sont exigeants. Ils recherchent de beaux papiers qui mettront en valeur leurs œuvres pour l’éternité… ou presque !

Le papier lin répond à cette attente. Voici comment.

Des papiers qui résistent au vieillissement

Nous connaissons tous des papiers qui ont jauni avec le temps.

En effet, les papiers courants sont issus de résineux (pour 61%) ou de feuillus (39%). Le bois contient beaucoup de lignine, qui donne une coloration jaunâtre après avoir été exposé à la lumière du soleil. Il faut donc dissoudre la lignine avec des réactions chimiques sous une température et une pression élevées.

Par contre, les fibres de lin ne contiennent que 3 à 5% de lignine et sont donc directement adaptées à la fabrication de papiers de « qualité archive ».

Des papiers qui ne se dégradent pas

Le papier à base de fibres de lin est d’un Ph neutre. Un papier acide se dégrade rapidement et laisse apparaître des taches. Un papier légèrement basique va se rééquilibrer avec l’air mais il ne doit pas être en contact direct avec des photos.

Le maître-papetier doit aussi être très attentif à la qualité de l’eau qu’il emploie pour son papier.

Le papier lin est également celui qui offre une résistance naturelle à l’humidité, autre facteur de dégradation du papier.

Les papiers qui préservent les couleurs

Le papier lin résiste aux UV. Par contre, les UV abîment les matériaux bois qui vont jusqu’à se fendiller. Le papier issu de fibres de coton jaunit également à la lumière.

Ainsi, le papier lin préserve la fraîcheur des couleurs d’une œuvre dans la durée, ce qui est le souhait de tout artiste.

« Il n’y a pas de beau papier dans l’absolu, il y a un seul papier qui convient à une œuvre » déclarait Gerhard Steidl, éditeur de livres de photographies et imprimeur.

Le lin garde la fraîcheur des couleurs.
Le lin garde la fraîcheur des couleurs. Christian Saber